Simon GIRAUD : « Comment j’en suis venu à la préparation mentale dans le sport de haut niveau ? »

Comment j’en suis arrivé à faire de la préparation mentale dans le sport de haut niveau? C’est souvent une question que l’on me pose. Je reconnais volontiers que ce métier est exceptionnel pour peu que l’on veuille bien être le serviteur et le bâtisseur, au service des athlètes ou du public concerné.

Au départ, je dirais que le hasard (ou le destin) m’a fait croiser la route d’un groupe de skieurs alpins dans les années 87. D’un simple coup de main dans leurs déclarations de revenus je suis devenu leur manager.

Et c’est comme ça que l’aventure a commencé, ils gagnaient des courses et je négociais les contrats. Ça a duré 10 ans avec la banane et l’envie de faire les choses. Un groupe de gars et de filles avec de l’enthousiasme à revendre, naïfs et joueurs qui se donnaient les moyens de leurs ambitions. Dans les 50 meilleurs mondiaux au départ, ils ont fini pour la plupart dans le top 5 de leur discipline.
Des moments forts, ça oui on en a vécu, comme lorsque j’ai porté puis embrassé le globe de cristal de Bastoune, qu’il avait gagné en slalom devant Alberto Tomba, en finale. 22 ans que ce n’était pas arrivé !
Des coups durs aussi il y en a eu, comme cette descente en Sierra Nevada, où Pélo était devant, tous les gros calibres étaient passés. Puis, une rafale de vent et des centièmes précieux en moins ont permis aux dossards 40, 41, 42 de passer devant et de monter sur la boite. J’ai pleuré, inconsolable, j’avais mal. Trop mal.
Alors quand ils ont arrêté je n’ai pas eu la foi de recommencer avec un nouveau groupe. On avait vécu une sacrée histoire, la nôtre. J’ai donc fermé la porte à tout ça.
Et on en est là, 20 plus tard, dans ma petite vie tranquille d’hypnothérapeute en cabinet à Grenoble. Le monde du sport de haut niveau jamais bien loin m’a fait croisé le chemin d’athlètes en activité me demandant de l’aide. Ça a chatouillé les souvenirs et j’ai remordu au truc. Comme quoi, à 55 ans on ne se refait pas, on va même encore plus loin…

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